La période de préparation à la mise bas est cruciale pour assurer un bon démarrage en lactation et la santé de la vache et de son veau. Il s’agit d’une action préventive à privilégier. Une bonne gestion de cette phase permet de limiter les risques de complications péripartum, d’optimiser la reprise de production laitière et de favoriser une transition harmonieuse vers la lactation. Voici cinq points essentiels à maîtriser pour préparer efficacement vos vaches.
Avant tout, rien ne vaut le retour d’expérience terrain. A la ferme des Muses (Saône-et-Loire), Anne-Laure a renforcé la préparation de la mise bas de son troupeau, notamment avec l’aliment Prépa VM de Cizeron Bio. Les résultats sont, selon elle, "flagrants" :
- sur les veaux, "les résultats sont nettement meilleurs" et "nous n’avons plus aucun souci, le rotavirus a complètement disparu". Le suivi du colostrum confirme cette amélioration, avec "très souvent des colostrums à 30-32 Brix".
- Côté vaches, Anne-Laure observe également "une diminution des fièvres de lait", signe d’une transition autour du vêlage mieux maîtrisée.
1. Adapter la durée de préparation selon le rang de vêlage
La durée de préparation à la mise bas varie selon que la vache soit primipare (première mise bas) ou multipare (plusieurs vêlages).
Pour les primipares, une période de 5 semaines est recommandée, car leur organisme n’a jamais vécu une mise-bas et nécessite plus de temps pour s’adapter aux changements métaboliques. En revanche, pour les multipares, 3 semaines suffisent généralement, leur métabolisme ayant déjà fait la transition entre la gestation et la lactation.
Pourquoi cette différence ?
Les primipares n’ont pas fini leur croissance et ont un système hormonal moins mature. Elles sont plus sensibles aux déséquilibres métaboliques, comme l’acidose ou l’hypocalcémie. Une préparation plus longue permet de renforcer leur résistance avant le vêlage.
Conseil pratique : Identifiez clairement les vaches selon leur rang de vêlage et ajustez leur ration en conséquence. Un calendrier de transition bien planifié évite les erreurs et assure une gestion homogène du troupeau.
2. Repousser le foin régulièrement pour stimuler l’ingestion
L’un des objectifs majeurs de la préparation à la mise bas est de maintenir une capacité d’ingestion maximale. Leurs capacités d’ingestion étant limiter par le développement du fœtus il est crucial de favoriser une consommation régulière d’un fourrage de qualité.
Comment faire ?
- Distribuer un fourrage de qualité : Privilégiez un fourrage appétent, peu poussiéreux et riche en fibres pour stimuler la rumination.
- Le repousser régulièrement : En repoussant le fourrage plusieurs fois par jour, vous encouragez les vaches à consommer davantage. Cela permet d’augmenter la quantité consommée par jour.
- Surveiller l’état corporel : Une vache en bonne condition corporelle (note d’état corporel aux alentours de 3) aura moins de risques de complications métaboliques post-vêlage.
Pourquoi c’est important ? Une ingestion insuffisante avant le vêlage augmente le risque de cétose. L’écart entre les apports et les besoins est trop important. En maintenant une consommation élevée, vous préparez le rumen à la transition vers une ration plus riche en concentrés après la mise bas.
3. Distribuer un hépatoprotecteur
Le foie joue un rôle central dans le métabolisme des vaches laitières, surtout pendant les transitions alimentaires et lorsque les besoins de production sont élevés. Des hépatoprotecteurs naturels, comme les extraits de chardon-marie, d’artichaut ou de romarin, aident à préserver la santé du foie.
Quand et comment l’utiliser ?
- Démarrer 3 à 5 semaines avant le vêlage : Cela permet au foie de se préparer progressivement à l’augmentation de la charge métabolique.
- Associer à une ration équilibrée : Un hépatoprotecteur naturel ne remplace pas une alimentation bien formulée, mais la complète efficacement. Une ration déséquilibrée sollicite davantage le foie.
4. Utiliser un minéral spécifique pour la préparation à la mise bas
Un minéral spécifique préparation mise bas est indispensable pour couvrir les besoins des vaches laitières sur cette période de transition.
- Quels minéraux privilégier ?
Il faut utiliser un minéral complétant les apports faits par les composantes de la ration. Il faut veiller à avoir suffisamment d’antioxydants (Sélénium et vitamine E). Cela permet d’obtenir un colostrum riche en immunoglobulines. Le magnésium est également important pour soutenir le système immunitaire et aider pour les contractions musculaires.
- Comment le distribuer ?
Les minéraux se présentent sous différentes formes : bolus, poudre, semoulette ou granulés. Ils peuvent également être intégrés à l’aliment distribué.
Attention : Évitez les excès, qui peuvent perturber l’absorption d’autres éléments. Faites analyser votre ration pour éviter les déséquilibres.
5. Gérer la balance anion-cation (BACA) avec du chlorure de magnésium
La balance anion-cation (BACA) est un paramètre clé pour prévenir les fièvres de lait et hypocalcémies subcliniques. Le chlorure de magnésium est une solution efficace pour diminuer la BACA.
Pourquoi le chlorure de magnésium ?
Équilibre la BACA : Il apporte des anions (chlorure) qui acidifient légèrement le sang, favorisant la mobilisation du calcium osseux. Prévient l’hypocalcémie : Particulièrement utile pour les vaches ayant des rations avec des BACA élevés.
Précautions : Évitez les surdosages, qui peuvent entraîner des diarrhées et un épuisement des réserves de calcium mobilisable par la vache. Surveillez le pH urinaire et l’état des bouses pour ajuster les apports.
La préparation à la mise bas est une étape déterminante pour la santé et la productivité de vos vaches laitières. En respectant ces cinq points clés, adaptation de la durée de préparation, stimulation de l’ingestion, hépatoprotecteur, apport minéral spécifique et gestion de la BACA, vous maximisez les chances d’un vêlage sans complication et d’une lactation performante.
N’oubliez pas que chaque élevage est unique : ajustez ces recommandations en fonction de votre contexte, de votre ration et des conseils de vos techniciens. Une transition bien gérée, c’est l’assurance d’un troupeau en bonne santé et d’une production laitière optimale.
SOLUTION CIZERON BIO :
Pour accompagner concrètement l’ensemble de ces points et faciliter la gestion de la préparation au vêlage, nous avons élaboré un aliment spécifiquement adapté à cette période clé : le NAT PREPA VM OF.
Cet aliment a été conçu pour répondre aux besoins des vaches en fin de gestation, en apportant ce qu’il faut, au bon moment. Il fournit 1 UFL et 25 % de protéines, afin de soutenir les fonctions de la vache avant le vêlage. La formulation intègre une gestion de la BACA, élément essentiel pour limiter les risques de fièvre de lait et d’hypocalcémie autour du vêlage, ainsi qu’un apport complet en vitamines et oligo-éléments, indispensables pour l’immunité de la vache et la qualité du colostrum.
Cet aliment s’appuie sur une large diversité de matières premières, choisies pour leur complémentarité et leur appétence, afin de favoriser une bonne ingestion. Il contient notamment des matières protéiques issues du process exclusif Cizeron Bio, gage de qualité et de régularité. Fidèle à nos engagements, cet aliment est certifié OF et 100 % bio.
Adopté sur le terrain, l’aliment Prépa VM s’impose pour Anne-Laure comme une solution "simple et efficace" dont elle affirme qu’elle "ne reviendra clairement pas en arrière".

