La filière bio repart à la hausse en 2025, portée par la production bovine

Publié le 7 avril 2026 par Maëva Veysset

En 2025, la filière bio redémarre, soutenue par un regain d’intérêt des consommateurs et une meilleure orientation des filières d’élevage. Selon le Syndicat national de l’industrie de la nutrition animale (Snia), la production d’aliments composés biologiques atteint 578 793 tonnes, soit une hausse de +1,8 % sur un an.

 

Une activité en hausse régulière

Le mouvement est homogène sur l’année : + 1,9 % au premier semestre et + 1,7 % au second, preuve d’une reprise stable. Si la progression reste mesurée, elle marque un véritable retournement de tendance après deux années consécutives de recul. Le Snia estime que la production totale retrouve un niveau proche de celui de 2022, avant la contraction du marché bio. Les aliments pour poules pondeuses demeurent dominants avec 58 % des volumes, soit environ 335 000 tonnes, malgré un repli de - 4,5 %.

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Les bovins se distinguent en 2025 avec une hausse spectaculaire de + 33,9 %, représentant près de 85 000 tonnes d’aliments biologiques. La filière porcine confirme également son redémarrage avec un +6 %. Ces résultats traduisent un rééquilibrage entre filières, dans un contexte d’adaptation des élevages bio à des coûts d’aliments encore élevés mais plus stables qu’en 2024.

 

La consommation des produits bio repart

Selon l’Agence Bio, 59 % des Français achètent désormais des produits biologiques au moins une fois par mois, soit +5 points par rapport à 2024, et 35 % chaque semaine. Cette tendance relance la demande en productions animales bio, notamment en lait et en viande. Le marché atteint des volumes proches de ceux de 2022, après avoir vécu une contraction estimée à –12 % entre 2021 et 2023.

A télécharger :

Communiqué de Presse du SNIA sur l'alimentation animal biologique.pdf

 

A contrario, le nombre d’exploitations certifiées baisse légèrement à 63 590 (–0,6 %, soit 386 fermes de moins), tandis que les surfaces bio reculent de –1 %, à 2,8 millions d’hectares. Ces ajustements interviennent dans un contexte de rationalisation : certains élevages en transition ont reporté ou suspendu leur conversion, notamment dans les zones d’élevage intensif confrontées à des tensions économiques. Malgré cela, la dynamique reste portée par des fermes consolidées et plus structurées.

 

Un signal positif pour la filière

Après un cycle de ralentissement, la nutrition animale biologique retrouve son rôle de moteur dans la relance du bio. Le Snia estiment que la croissance pourrait se poursuivre en 2026, portée par la demande intérieure et la montée en gamme des filières animales. Entre reprise mesurée et consolidations structurelles, le bio français semble retrouver une trajectoire plus stable, avec des bases économiques assainies et des signaux encourageants sur la consommation.

Sources : Agreste / SNIA/ LCA NA