Comment concilier agrivoltaïsme, biodiversité et activité agricole ?

Publié le 24 août 2026 par Maëva Veysset

Préserver la biodiversité est devenu un enjeu de plus en plus présent dans les projets agrivoltaïques. Au-delà du maintien de l'activité agricole et de la production d'énergie, les développeurs cherchent désormais à intégrer des aménagements favorables aux écosystèmes dès la conception des installations.

©Veles Energies

L’agrivoltaïsme a longtemps été présenté comme un compromis entre production agricole et production d’électricité. Mais à mesure que les projets se multiplient, une troisième exigence s’impose : celle de leur compatibilité avec le vivant. Les études ne portent plus seulement sur la faisabilité technique. Elles cherchent aussi à mesurer ce que le projet fait au territoire, et ce qu’il peut lui apporter.

Un projet agricole avant tout

Dans les discours les plus sérieux, l’agrivoltaïsme ne commence pas par les panneaux, mais par l’exploitation. C’est son fonctionnement qui doit guider la conception du projet :

  • type de culture ou d’élevage,
  • circulation des machines,
  • qualité des sols,
  • topographie,
  • sensibilité écologique du site,
  • besoins de l’agriculteur à moyen terme.

Un projet pertinent se construit à partir des contraintes agricoles, en concertation avec les exploitants et les acteurs locaux, et non selon un modèle plaqué sur le terrain. C’est ce que préconise et revendique Veles Energies : les panneaux doivent s’adapter au projet agricole à long terme, et non l’inverse.

En 2023, l’INRAE, a mené sur trois sites expérimentaux (Dordogne, Sud-Ouest méditerranéen, Bourgogne) une étude mettant en évidence un microclimat favorable sous les panneaux solaires : température du sol inférieure de 3 à 4 °C, humidité améliorée de 11 % et vitesse du vent réduite de 38 %.

La biodiversité, le pilier du projet agricole

Les projets agrivoltaïques sont désormais attendus sur leur capacité à préserver les continuités écologiques, à limiter les impacts sur les milieux naturels et, quand c’est possible, à créer des conditions plus favorables au vivant.

C’est dans ce cadre qu’apparaît la logique dite Nature Positive. L’idée est simple : il ne suffit plus de réduire les atteintes, il faut chercher à produire un effet positif sur la biodiversité locale. Veles Énergies inscrit ses projets dans cette orientation, en intégrant cette ambition dès les premières phases de conception. Sur le terrain cette approche se traduit par la restauration de zones humides, des aménagements favorables à l’avifaune, la création de frayères sur certains projets photovoltaïques flottants, ou encore le maintien d’activités apicoles.

©Veles Energies

Veles Énergies entreprend des projets qui permettent la poursuite du pâturage ovin ou bovin, avec des hauteurs sous panneaux et des espacements pensés pour laisser passer les animaux et le matériel agricole. La logique est la même pour certaines cultures : le projet est ajusté au sol, au climat, aux contraintes hydrologiques et aux usages agricoles existants. Autrement dit, la biodiversité n’est pas ajoutée après coup ; elle est intégrée en amont de l’installation.

Aux Pays-Bas, une étude de l’université de Wageningen publiée en 2025 dans le Journal of Applied Ecology confirme que les parcs solaires implantés sur d'anciennes terres agricoles présentent une diversité végétale supérieure ainsi qu’une plus forte abondance d'abeilles sauvages et de syrphes que les prairies agricoles intensives voisines.

Les effets sur le terrain

Cette évolution dit quelque chose de plus large sur la filière. L’agrivoltaïsme ne se contente plus d’assurer une cohabitation entre production agricole et production d’énergie. Il doit aussi montrer qu’il sait composer avec les enjeux écologiques du site.

©Rémi Falba

En 2024, une expérimentation menée par l'INRAE sur un pâturage ovin de 24 brebis illustre concrètement ce que cela change dans le quotidien d'un éleveur. Les brebis ne modifient pas leur comportement en présence des panneaux. Elles cherchent l'ombre sous les structures pendant les périodes chaudes et ensoleillées. Leur santé n'est pas affectée et la quantité ainsi que la qualité du fourrage sont plus élevées à l'ombre des panneaux. Les panneaux limitent alors l'impact des gelées tardives, prolongeant ainsi la durée de pâturage.

La singularité de Veles Énergies est de concevoir des projets en conciliant, dès l’amont, les besoins de l’exploitation et les enjeux environnementaux. Dans un secteur souvent décrié pour ses effets d’accaparement ou de standardisation, cette approche fait la différence. Pour toute question, retrouvez Veles Energies au Sommet de l’Élevage 2026, dans le Hall 2 sur le stand B46.

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