Santé animale : et si le foie devenait l’ami de la production ?

Publié le 18 juin 2026 par Maëva Veysset

À peine 2% du poids d’une vache, mais jusqu’à 25% de son oxygène consommé : le foie est un organe, souvent sous-estimé. En période de vêlage, sa défaillance peut entraîner des pertes économiques importantes et fragiliser durablement les troupeaux.

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Une pathologie fréquente aux effets en cascade

En période de vêlage et de début de lactation, cet équilibre se fragilise. La demande énergétique augmente brutalement, tandis que l’ingestion alimentaire ne suit pas immédiatement. Pour compenser, l’animal puise dans ses réserves. Le foie, en première ligne, doit absorber ce choc métabolique. Cette surcharge peut alors entraîner plusieurs dérèglements. Le plus fréquent reste la stéatose hépatique, liée à une accumulation de graisses dans l’organe. À cela s’ajoute la cétose, provoquée par une production excessive de corps cétoniques lorsque l’organisme manque d’énergie disponible.

Ces troubles sont loin d’être marginaux. Selon les données disponibles, 27,6% des vaches laitières seraient touchées par une cétose subclinique, une forme difficile à détecter mais dont le coût moyen est estimé à 257 euros par animal.

Dans un cas sur quatre, elle évolue vers une cétose clinique. Les conséquences dépassent alors le seul trouble métabolique : baisse de production laitière, troubles de la reproduction, multiplication des pathologies comme les métrites ou les mammites.

Cizeron Bio mise sur la prévention hépatique

Face à ces enjeux, certains acteurs développent des solutions ciblées. C’est le cas de Cizeron Bio, qui propose des hépatoprotecteurs destinés à soutenir la fonction du foie lors des périodes à risque.

Ces compléments visent notamment à réduire les acides gras non estérifiés (AGNE) et les corps cétoniques, tout en limitant les lésions hépatiques. Leur utilisation est recommandée autour du vêlage; de trois semaines avant à huit semaines après, mais aussi lors de stress thermiques ou de changements alimentaires.

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Granulés destinés aux ruminants, ou l'on ajoute le produit hépato protecteur de Cizeron BIo

Selon les données avancées par l’entreprise, ces dispositifs pourraient améliorer les performances d’élevage, avec jusqu’à 10% de lait supplémentaire, une baisse des incidents sanitaires et une amélioration de la fertilité. Le coût est estimé à environ 4 euros par vache, pour des pertes évitées pouvant atteindre 50 euros.

Au-delà des bovins, Cizeron Bio explore également d’autres applications. Des essais sont en cours en élevage de poules pondeuses, notamment en période de pic de production (40 à 50 semaines), où le foie joue un rôle clé dans la formation du jaune d’œuf. L’objectif est de limiter les risques de stéatose hépatique et de syndrome du foie gras hémorragique. Dans la filière porcine, ces solutions sont déjà utilisées pour soutenir le métabolisme et favoriser l’élimination de toxines alimentaires, comme les mycotoxines.

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